Le 10 octobre 2026, ma femme et moi sommes descendus à pied de l’Eden Rose Grand Hôtel, où nous venions de passer la nuit, pour déjeuner dans le vieux village de Bormes-les-Mimosas. Il y a plusieurs restaurants à 5 à 10 minutes de marche. Nous avons choisi Chez Philippe et Muriel, et c’est le genre d’adresse que l’on a envie de partager : une cuisine traditionnelle faite maison, généreuse, servie avec le sourire, pour un prix tout à fait raisonnable.

Une petite adresse de patron, pas une usine à touristes
Le restaurant donne sur une petite placette du vieux village. Le décor est simple et sans chichis, avec des tables en bois clair et des napperons en dentelle sous les plats. Ici, l’intérêt est dans l’assiette. Le duo du nom se partage les rôles : Muriel s’occupe de l’accueil et du service, avec beaucoup de gentillesse, tandis que Philippe est en cuisine.
Et Philippe a du caractère. Ma femme a commandé son filet de bœuf bien cuit, ce qui n’a pas vraiment enthousiasmé la cuisine : pour lui, une telle cuisson revient un peu à gâcher une belle pièce de viande. Ce petit moment en dit long sur la maison. On est dans un vrai restaurant de patron, où le cuisinier tient à ses produits et à sa façon de les préparer. C’est plutôt bon signe.
Ce que nous avons mangé
Avant même les plats, la maison sert une tapenade verte maison offerte avec l’apéritif. Elle est excellente, simple et provençale, et donne tout de suite le ton.
- Le poêlon de la mer, que j’avais choisi : un plat gratiné servi dans son poêlon, avec crevettes, Saint-Jacques, moules, poisson et pommes de terre dans une sauce bien chaude aux notes de curry, et une tranche de citron sur le dessus. C’est un plat réconfortant et copieux, parfait quand la fraîcheur d’octobre tombe sur la placette.
- Le filet de bœuf aux cèpes, pour ma femme : une belle pièce nappée d’une sauce crémeuse aux champignons, avec un gratin de pommes de terre bien doré et une julienne de carottes et de courgettes. Très bon, même cuit au-delà de ce que le chef aurait souhaité.
- Les desserts maison, entre 6 et 8 € : ce jour-là, il y avait notamment une mousse au chocolat et un flan caramel, qui avaient l’air excellents et copieux tous les deux. J’ai choisi la mousse au chocolat, parfaite avec le café. Ma femme, elle, a pris un dessert glacé façon nougat, sur un coulis de fruits rouges et parsemé d’éclats de pistache. C’est bon marché pour du fait maison, et ça se sent.



Les assiettes sont bien servies. Sans vin, avec deux plats et deux desserts, l’addition est restée raisonnable. Comptez environ 60 à 80 € à deux selon que vous preniez entrées et desserts.
L’ardoise du moment
La carte tient sur une ardoise et change selon les saisons. Le jour de notre passage, les entrées allaient de 14 à 18 € : Saint-Jacques et moules gratinées au beurre d’ail, salade de filet de rouget sur tapenade, cassolette d’escargots à la provençale, cuisses de grenouilles persillées, terrine de foie gras au confit d’oignons, salade de poulpe au basilic… Les plats tournaient autour de 22 à 29 € : filet de saint-pierre et fondue de poireaux, poêlon de la mer, marmite du pêcheur, noix de veau aux morilles, souris d’agneau au thym, filet de bœuf aux cèpes et cannellonis au homard sauce américaine. C’est une cuisine française et provençale classique, maîtrisée et sans chichis.

Le conseil à retenir : arrivez avant 13 h
Nous sommes arrivés vers 13 h 30, pile à la limite. Une dizaine de minutes plus tard, de nouveaux clients étaient déjà refusés. Le service du midi s’arrête tôt et l’endroit n’est pas grand. Pour déjeuner tranquillement, visez une arrivée entre 12 h 15 et 13 h, ou appelez pour réserver.
Avant et après : la balade dans le vieux Bormes
Venir ici fait partie d’une petite promenade. Depuis le haut du village, on descend par des ruelles en pente et des escaliers de pierre, entre des façades ocre et saumon couvertes de bougainvilliers rose fuchsia. On croise des figuiers de Barbarie géants, sur lesquels certains passants ont laissé de petits messages, des aloès et des oliviers. Après le repas, ne remontez pas directement : flânez dans les venelles, puis rejoignez la venelle des Amoureux, où le glacier Le Boudoir sert la spécialité locale, la glace au mimosa. C’est le dessert parfait après le café.


Tout compris, la boucle déjeuner, flânerie et glace prend 2 h 30 à 3 h 30. Si vous dormez à l’Eden Rose, c’est l’après-midi idéal avant de retrouver la piscine. Je raconte notre nuit sur place dans notre week-end romantique à Bormes-les-Mimosas.
Infos pratiques
- Adresse : 1 rue Pierre Toesca, 83230 Bormes-les-Mimosas (vieux village)
- Téléphone : 04 94 71 42 72
- Horaires (selon l’office de tourisme) : ouvert toute l’année, fermé le lundi. Déjeuner du mardi au dimanche de 12 h à 13 h 30, dîner du jeudi au samedi de 19 h à 20 h 45. Mieux vaut confirmer par téléphone.
- Budget : entrées 14 à 18 €, plats 22 à 29 €, desserts maison 6 à 8 €. Environ 60 à 80 € à deux sans vin.
- Accès : à pied depuis le haut du village ou l’Eden Rose (5 à 10 minutes en descendant). Garez-vous dans les parkings du village, car les ruelles ne sont pas faites pour la voiture.
Quel budget prévoir Chez Philippe et Muriel ?
Environ 60 à 80 € à deux sans vin, selon que l’on prend entrées et desserts. Les plats tournent autour de 22 à 29 €, les desserts maison autour de 6 à 8 €.
Faut-il réserver ?
C’est conseillé. Le service du midi se termine vers 13 h 30 et les clients arrivés après sont refusés. Arrivez entre 12 h 15 et 13 h ou appelez avant.
Quel type de cuisine ?
Une cuisine traditionnelle française et provençale, faite maison : poissons et fruits de mer, viandes en sauce, tapenade maison offerte avec l’apéritif.